Interview alumni : Ivan BEBEK, futur maître jardinier.

À seulement 24 ans, Ivan Bebek trace un parcours atypique à la croisée du paysage et du commerce. Curieux, passionné et animé par la volonté de contribuer à la transition écologique, il nous partage son cheminement, ses expériences variées et ses ambitions pour demain.
Pouvez-vous vous présenter ?
Je m'appelle Ivan Bebek, j’ai 24 ans. Mon parcours a commencé assez tôt dans l’univers du paysage : j’ai obtenu en 2020 un bac professionnel Aménagement paysager et entretien des terrains au lycée Saint-Philippe. Cette première formation m’a donné le goût du travail de terrain et l’envie d’aller plus loin.
J’ai ensuite poursuivi avec un BTSA Aménagements Paysagers en alternance, une étape essentielle. Cette formation m’a permis non seulement d’acquérir des bases solides en conception et gestion des espaces, mais aussi de confronter mes connaissances à la réalité quotidienne du métier grâce à l’alternance.
Parlez-nous de vos expériences professionnelles.
J’ai eu la chance de multiplier les expériences dans des contextes très différents, ce qui m’a énormément enrichi.
D’abord chez Garçons de Jardin à Meudon, où j’ai découvert l’univers de l’entretien haut de gamme et de la conception de jardins.
Ensuite à la Ville de Paris, toujours en alternance, pendant deux ans. J’y ai découvert les enjeux de gestion d’espaces publics à grande échelle, avec une véritable dimension citoyenne et sociale.
Plus récemment, j’ai eu l’opportunité de travailler comme jardinier au Château de Versailles, en CDD de mai à juillet 2025. Travailler dans un tel cadre historique et patrimonial, au contact d’équipes passionnées, fut une expérience marquante qui m’a conforté dans mon choix de carrière.
Ces différentes étapes m’ont permis de développer une vision globale du métier, allant du jardin privé au grand parc public, en passant par un site d’exception comme Versailles.
Et après le BTSA ?
Après mon BTSA, j’ai voulu élargir ma vision en découvrant l’autre versant du secteur : le commerce. J’ai donc intégré un Bachelor Responsable de développement commercial à LÉA-CFI, à Jouy-en-Josas.
En alternance chez Biophytech, j’ai travaillé comme technicien commercial paysagiste. Ce fut une année intense, où j’ai pu toucher à de nombreux domaines :
analyses de sols sur des golfs,
accompagnement technique de clients,
missions de marketing digital et gestion des réseaux sociaux,
actions commerciales de prospection et de suivi.
Même si je n’ai pas validé ce diplôme, cette expérience m’a permis de prendre du recul et de clarifier mes priorités professionnelles. J’ai ensuite choisi de faire une année de césure pour mieux définir mon projet de long terme.
Quel est votre projet aujourd’hui ?
En septembre 2025, je rejoins la formation Maître Jardinier (Bac+3) à l’École nationale supérieure de paysage de Versailles (ENSP).
C’est une formation exigeante et reconnue, qui va me permettre de consolider mes compétences de terrain tout en développant une vision stratégique du paysage. Mon ambition est claire : devenir un acteur engagé de la transition écologique, en concevant et en gérant des espaces verts durables, et en accompagnant collectivités et entreprises dans leurs projets de transformation.
Qu’est-ce qui vous attire dans ce domaine ?
Ce qui me passionne, c’est la diversité et la richesse du paysage : il mêle à la fois création, technique, écologie et sens.
On ne parle pas uniquement d’espaces « verts ». Ce sont de véritables espaces de vie, porteurs d’enjeux sociaux, environnementaux et même économiques. Chaque projet peut avoir un impact concret sur la qualité de vie des habitants, la biodiversité et l’adaptation de nos villes aux défis climatiques.
Un conseil à donner à un jeune qui souhaite se lancer ?
Je dirais simplement : n’hésite pas, lance-toi !
Le secteur du paysage est vaste et dynamique. Il offre mille opportunités pour les curieux et les passionnés. Que ce soit sur le terrain, en bureau d’études, dans le commerce, l’écologie ou la gestion, il y a de nombreuses voies à explorer. L’important est d’oser, de tester, de se former, et de ne pas avoir peur de se réinventer.
C’est un domaine où il reste énormément à inventer et à construire, surtout face aux enjeux environnementaux actuels. Pour les jeunes qui veulent « faire bouger les lignes », il y a une vraie place à prendre.
